L’Aiguille du Midi, panorama d’enfer

Photographie d’ouverture : les Grandes Jorasses ©my&.com

Vus du sol, l’Aiguille du Midi et le Mont-Blanc, c’est joli. Leurs lignes de crêtes, devenues iconiques, sont vendues en boutique à Chamonix sous toutes les formes que le merchandising peut imaginer. Tout le monde nous dit que c’est beau mais est-ce vraiment le cas ? Alors, embarquement immédiat pour en avoir le coeur net et savoir ce que l’on voit là-haut !

La montée

Rendez-vous est donné aux guichets Réservations pour récupérer son billet d’embarquement (voir en bas, infos pratiques). Bonne surprise ! Le prochain n’est pas complet, je « décolle » donc avec 45 minutes d’avance (9h15 au lieu de 10h et c’est une bonne chose !). Face à la montagne, je suis aux premières loges pour l’ascension toute en douceur, avec quelques secousses en haut. Avec les nuages du jour, le paysage est magique. Ils jouent à cache-cache avec nous, les arbres et les sentiers.
Ces 20 minutes d’élévation à l’exponentiel profil nous laissent espérer une arrivée au-dessus des nuages. Le soleil pointe dans les trouées… et hop… à 3777 m d’altitude, les cumulus sont à nos pieds. À la sortie de la cabine, devant nous à notre droite, le Mont-Blanc nous salue et à notre gauche, les Grandes Jorasses lui répondent… Bienvenue sur le toit de l’Europe !

À droite le Mont-Blanc, à gauche les Grandes Jorasses, au centre la roche de l’Aiguille du Midi ©my&.com

Les terrasses

Les terrasses à 360°, sur plusieurs niveaux, nous permettent d’en prendre plein les yeux. Sous tous les angles, les nuages rajoutent une poésie et une magie étonnantes. On reste constamment sous le charme de ce que Dame Nature nous a réservé en ce lendemain de jour de pluie… Quelle chance ! C’est enchanteur, vraiment.

Terrasses de l’Aiguille du Midi ©my&.com

Le Pas dans le vide

Le Pas dans le vide, c’est l’attraction frissons de l’Aiguille du Midi. Une prouesse technique qui nous autorise à passer quelques secondes suspendu dans le vide avec 1000 m sous nos pieds. Chacune des 5 parois du bloc est épaisse de –seulement !– 3,6 cm.
Comptez au moins 40 min d’attente après avoir attendu 40 min à l’ascenseur. Oui, cela se mérite ! mais ça vaut le coup franchement ! Et, on vous prépare psychologiquement au vide avec ce petit passage vitré sous les pieds.

On passe donc environ 3h à contempler les Alpes des étoiles pleins les yeux. Franchement, elles nous en mettent plein la vue ! On n’a pas envie de repartir. Mais redescendre s’impose à nous car la foule du début d’après-midi commence à engorger les terrasses et autres espaces.
À la descente, on s’arrête à la station de changement de télécabines du Plan de l’Aiguille (2317 m). Les marcheurs peuvent rejoindre Chamonix à pied et pour moi la pause sandwich s’impose (acheté à L’épicerie du Midi au départ). Et là, on vit une trentaine de minutes étonnantes. Les nuages nous enveloppent et l’on ne voit plus rien. Le blanc nous entoure à perte de vue. Le Glacier des Bossons, l’Aiguille Verte, les Drus et les Aiguilles de Chamonix ont disparus. On s’amuse à attendre l’arrivée lunaire des cabines qui transpercent les nuages… Là, aussi c’est magique !

Et une fois revenu à Chamonix, on se surprend à toujours rechercher le Mont-Blanc du regard. On a constamment la tête en l’air. Le charme a opéré et on a qu’une seule envie… y remonter. Sans qu’on s’y attende, L’Aiguille du Midi et son panorama d’enfer nous ont ensorcelés et on passe son temps à regarder ses photos en se répétant inlassablement « que c’est beau, les Grandes Jorasses ! ».

Les Grandes Jorasses dans les nuages ©my&.com

Les conseils pratiques de my&.com

Achat et réservation

  • Il faut acheter, au moins 48h à l’avance (au plus tard, pour être plus sûr de la météo !), un pass sur plusieurs jours pour faire quelques économies. C’est peut-être mieux de ne pas prendre les jours pas consécutifs, cela permet de jongler avec la foule et la météo (nb : lors de mon séjour, à la suite du déraillement, fermeture du train Montenvers – Mer de Glace, fermeture de l’Aiguille du Midi pour cause de pluie le 12 août, foule à la montée de Brévent plus d’1h30 d’attente…).
    www.montblancnaturalresort.com/fr
  • Réserver sur le net un créneau horaire du début de matinée : cela évite d’avoir la foule de l’après-midi et si on veut prendre son temps là-haut, c’est bien d’y être tôt le matin (45 min d’attente à l’ascenseur et 40 min d’attente au pas dans le vide quand même). Il faut y être au moins 30 min avant pour récupérer son billet d’embarquement et avec un coup de chance vous embarquerez plus vite car les cabines doivent être pleines pour monter alors on entasse au max.
    À partir d’une certaine heure, il y a beaucoup de monde, le site peut-être « fermé » car complet.
    Les créneaux de réservations
Le Mont-Blanc sous le soleil ©my&.com

Petites choses à savoir !

  • Quand on arrive tout en haut, il fait frais voire froid (3° le 13 août), donc on met une polaire, une parka, un foulard, et on prend un chapeau/casquette et des lunettes de soleil. Aux pieds, on a au moins une paire de basket (pas des tennis d’été) car le matin là-haut il y a un peu de neige et quelques plaques de glace – oui même en août ! – Donc avant que le soleil fasse son boulot, on n’est pas à l’abri de glisser… On est des touristes d’accord, mais on ne vient pas en touriste !
  • L’ascenseur, entre les deux palliers de l’Aiguille du Midi est vite pris d’assaut (maximum 6 pers. par montée) alors bien prendre en compte tous ces temps d’attente dans son organisation de visite.
  • La prouesse technique. On oublie en passant d’un pallier à l’autre, d’un couloir à une cavité creusée dans la roche que ce sont des prouesses techniques et humaines de dingue qui nous permettent de naviguer en toute sécurité autour d’un éperon rocheux à 4000m d’altitude. Chapeaux à eux !
  • Je n’ai pas fait les différentes salles qui permettent de désengorger les espaces d’attentes. J’ai privilégié les points de vues parce que c’est ça qui mérite le détour. Rien que cela, c’est déjà beaucoup ! La preuve !

À lire prochainement
Découverte de Chamonix (à venir)

L’Aiguille de Midi, panorama d’enfer par my&.com – Visite le 13 août 2019 – Tous droits réservés sur les textes et les photographies.

Une journée à Lyon

En seulement une petite journée, il est possible de découvrir le Vieux Lyon, ses traboules, ses bouchons lyonnais, de bonnes adresses, un musée original, les berges de la Saône, Notre-Dame-de-Fourvière et un beau panorama sur la ville ! On se dira alors, qu’il y a encore pleins de choses à voir, mais que cette première journée permet de prendre le pouls de Lyon et de prendre l’air en famille !

  • Après avoir lu tous mes bons conseils, vous aurez ainsi marché près de 6 km et gravi … 22 étages !
Le fabuleux destin d’Amélie Poulain ©my&.com

Un musée original

Le Musée Miniatures et Cinéma

Si l’on veut faire une journée historico-culturelle, il n’est peut-être pas le plus « lyonnais » des musées mais, avec des enfants, c’est une belle idée !
Le bâtiment – historique, lui ! (l’Ancienne Maison des Avocats) – situé rue Saint-Jean dans le quartier piétonnier du Vieux Lyon est un très bel écrin pour l’ensemble des collections constituées. Des caves voûtées au 4ème étage, décors de cinéma (ceux du film « Le parfum » – une vraie belle idée de scénographie et d’utilisation des caves du bâtiment –), costumes de super-héros (Spiderman, Gyzmo, Ewoks – plaisir de l’enfant des années 80 que je suis ! -), accessoires originaux (la baguette magique de Harry Potter ou l’overboard de Marty Mcfly !) se laissent découvrir.

Dans les derniers étages, une collection étonnante de scènes miniatures d’une rare qualité nous est proposée. Tout est dans le détail, dans le choix de l’éclairage, ou de l’ambiance (la piscine, la prison de Lyon…). Elles sont étonnantes de réalisme, une prouesse artisanale qui nécessite pour certaines entre 6 à 15 mois de travail.
Durée de la visite 1h30 environ.

L’exposition temporaire actuelle (jusqu’à mai 2019)la vraie raison de ma virée lyonnaise – est consacrée à l’univers des deux réalisateurs Caro/Jeunet (Réalisateurs de Délicatessen, d’Amélie Poulain, d’Un long dimanche de fiançailles… ). Storyboards, photographies de plateaux, costumes, making-of nous replongent dans chacun des univers des films.

Mention spéciale bien évidemment à Amélie Poulain. Ça fait du bien d’avoir à portée de mains (mais on ne touche pas bien sûr !) le nain d’Amélie et ses Polaroïds de voyages, le livre de portraits photomatons, les tableaux de la chambre d’Amélie, les costumes d’Audrey Tautou et Nino Quincampois- Matthieu Kassovitz
www.museeminiatureetcinema.fr
60 rue Saint-Jean
69005 Lyon

Traboule lyonnaise ©my&.com

Le Vieux Lyon

Un parcours dans le coeur historique de Lyon

Les touristes se pressent dans ces petites rues. Si l’on pousse certaines veilles portes bien lourdes, on peut découvrir les fameuses traboules de la ville, ses petites ruelles « cachées » qui permettent le passage entre deux immeubles et qui donnent sur de belles cours intérieures exiguës. Vous pouvez passer des heures en famille à chercher tous ces trésors disséminés en quelques rues !

L’histoire de Lyon trouve son essence dans ce 5è arrondissement. Ses rues sont pavées, ses façades agrémentées de bestiaires en pierre, d’enseignes en vitraux, de vestiges d’églises romanes. De la vieille pierre en veux-tu en voilà qui vous replonge quelques siècles en arrière, le tout sous le regard de l’archange de Fourvière.

La cathédrale Saint-Jean

Cette cathédrale trouve sa place entre les bords de Saône et la colline de Fourvière. Par grand soleil, à l’intérieur, le camaieu de roses des vitraux du transept donne une ambiance acidulée aux voûtes et hauteurs de cette église. Tout autour, les vestiges antiques sont la trace de ces siècles d’histoires que Lyon a traversés.

Des bouchons lyonnais

Je n’en ai pas testé – honte à moi, je sais – mais il y en a, il y en a, il y en a… Et en hiver, certains servent vin chaud et crêpes en extérieur à toute heure. Ces restaurants traditionnels sont l’âme de la gastronomie locale et l’image d’Epinal lyonnaise… Guignol et ses comparses sont en bonne place dans les devantures… Nappes à carreaux et vitrines rouge sang donnent le ton ! On en testera un la prochaine fois, c’est sûr !

Montée des marches ©my&.com

La Basilique, panorama unique !

Par beau temps, une balade s’impose : la montée à pied à la Basilique depuis la rue du Boeuf… en 30 min grosso modo… en fonction de votre capacité pulmonaire et du nombre de marches d’escaliers (c’est là qu’il faut repenser aux 22 étages en début d’article… Le retour est plus rapide ! et moins épuisant ).
Vous partez donc à l’assaut d’une centaine de marches – on dirait qu’il y en a des centaines – puis du chemin piétonnier à flan de colline au milieu d’un parc arboré. À chaque pause – qui s’impose ! je vous le garantis – vous regardez le panorama et petit-à-petit Lyon se dévoile sous vos yeux à perte de vue. Par beau temps – et même s’il pleut, j’imagine ! – cela vaut le coup d’oeil !
À l’aplomb de la Basilique, on admire son imposante avancée, ces trois tours, et la blancheur des pierres qui au soleil nous font plisser des yeux !
Sur l’esplanade, on prend le temps de contempler le panorama – on l’a bien mérité ! – et à nos côtés, on entend touristes de tous horizons et étudiants, guides touristiques pour parents, vendre « leur » ville. Et, à les entendre, ces jeunes-là ont l’air ravis !

Intérieur de la Basilique de Fourvière ©my&.com

Notre-Dame de Fourvière

À L’intérieur
La visite vaut le coup d’oeil ! Dans des tons de bleu, de vert et d’or, tout est resplendissant et imposant. Vous franchissez le portail et vous ne pouvez que lancer un « wahou »… Jeanne d’Arc, les Croisades, la statue de Marie et l’enfant au centre du choeur, c’est somptueux et raffiné. Les enfants sont assez scotchés par la représentation des scènes, toutes en mosaïques, longues de plusieurs mètres. Un imagier géant en somme qui permet aux enfants de comprendre l’histoire de la Chrétienté.

La Basilique, tout comme Lyon, reste marquée par la visite du pape Jean-Paul II en 1986. Une statue sur le parvis et des textes ici et là marquent la trace de sa venue.

Visite à ne pas manquer.
www.fourviere.org/fr

Berges de la Saône et bonnes adresses ©my&.com

Les quais de Saône

Et au moment de reprendre la route, on rejoint les quais de Saône, on passe donc en revue les façades colorées en camaïeu de jaune, ocre, vermillon et l’imposant Palais de Justice qui au soleil couchant donnent un cachet étonnant à ce quartier.
On admire les ponts et passerelles qui enjambent la rivière – pas le fleuve ! C’est le Rhône son cousin qui peut s’enorgueillir de ce titre ! – les terrasses sont pleines d’étudiants qui discutent et de familles assises en bord de quais… Il semble qu’il fasse bon vivre à Lyon.

Des bonnes adresses gourmandes

Tout au long de notre petit périple, nous avons fait des stop-and-go dans quelques bonnes adresses sucrées installées dans ce quadrilatère touristique.

Ambassade Bonnat et Crozet

J’aime bien cette idée d’Ambassade… Nous savons ainsi que nous ne sommes pas dans la boutique originelle mais dans un lieu où l’on retrouvera l’âme de la Maison. Une charmante vendeuse vous guide sur le chemin du choix de votre destination de dégustation ; pour moi Haïti en noir, Indonésie pour le chocolat au lait, et chocolat noir praliné noisette pour la gourmandise…
www.ambassade-bonnat-crozet.fr
12, rue du Boeuf
69005 LYON


Pralus et sa praluline

On nous raconte une histoire telle la tarte tatin, le roannais M. Pralus, jette par erreur une poignée de pralines dans de la pâte à brioche. Pour éviter qu’elle ne soit perdue, il la fait cuire et hop! miracle, la brioche aux pralines est inventée… Et la Praluline déposée !
Un bon dosage brioche-pralines concassées, une très belle qualité, de là à dire exceptionnel… pour ma part non. Mais ce n’est que mon avis !
www.chocolats-pralus.com
27 rue Saint-Jean 
69005 LYON


À la Marquise pâtisserie

On y court pour sa tarte à la praline et sa meringue… à la praline ! of course ! Vraiment les deux sont un délice. La meringue rosée se déguste en quelques minutes et la tarte à la praline (prix au poids) pourrait se dévorer en un seul goûter ! Mais, si on arrive à se retenir, on peut l’avoir en bouche quelques jours à la maison… À l’intérieur, vous pouvez vous installer dans un joli salon de thé et déguster sur place.
https://alamarquise.fr
Maison du Chamarier
37 rue St Jean 69005 LYON



Garez vous parking Saint-Jean, sur le quai à deux pas de ces points de vue.
(16€ de 11h à 18h)

Une journée à Lyon par my&.comTous droits réservés sur les textes et les photographies.